Que faut-il entendre par « Assemblée citoyenne » ?

Et donc qu’entend-on par « citoyen » ?

Uniquement des hommes et des femmes du « grand public » ? Ceux et celles issus de la communauté scientifique, expérimentés en gestion d’entreprises (marchandes et non-marchandes, y compris le secteur agricole), militants syndicaux (des secteurs public et privé) ou engagés dans des mouvements associatifs devraient-ils être considérés à part (en quelque sorte « moins citoyens » que les premiers) ? Si oui, sous quel(s) prétexte(s) ? Les « simples citoyens » (c-à-d ?) seraient-il davantage « le peuple » que les autres ?

Permettre aux scientifiques de voter, serait-ce une approche technocratique, non démocratique ?

Comme dit plus haut, les scientifiques sont aussi des citoyens. En outre, le choix final resterait dans les mains des assemblées élues, et donc de la démocratie représentative.

La transition économique et écologique ne se fera pas sans la participation des forces économiques et sociales.

« Il ne sert à rien d’avoir raison tout seul » …

Oui, mais craindront certains, comment éviter une emprise excessive des « lobbies » économiques et financiers ? Vu la composition de l’assemblée, et la transparence des échanges, toutes manœuvres inappropriées – par rapport à l’intérêt général – seraient vite détectées par d’autres membres de l’assemblée, tous témoins et lanceurs d’alerte potentiels. Et ces derniers pourraient facilement, en cas de besoin, les dénoncer publiquement et médiatiser le débat pour renforcer la pression.

Quid des syndicats ? Voudront-ils s’impliquer ? Et si oui, jusqu’à prendre part au vote ? Pas sûr. Voici la réflexion d’un responsable syndical : « Que nous participions pour alimenter la réflexion, certainement d’accord [1]. De là à prendre part à la décision de groupe, en vue de créer des projets de textes législatifs (à soumettre aux assemblées représentatives), non. Nous voulons rester clairement identifiés comme contre-pouvoir, et pas comme responsables politiques. » Voici donc une nouvelle option à discuter/envisager.


[1] Plusieurs autres responsables syndicaux ne sont déjà a priori pas de cet avis…

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