Comment accroître la place de l’urgence environnementale dans les médias ?

Tandis que certains médias s’organisent pour tenter de changer les pratiques, en dehors des périodes de « turbulence » (COP, manifestations, catastrophes ou phénomènes extrêmes occasionnels), nombre de médias accordent relativement peu d’importance aux questions environnementales.

Le déséquilibre dans le traitement médiatique entre l’arrivée de L. Messi au PSG et la sortie du dernier rapport du GIEC (août 2021) en est une belle illustration.

Comment accroître la place de l’urgence environnementale dans les médias ? Serait-il opportun de généraliser le principe d’une rubrique dédiée régulière ? Sinon quelle alternative ?

Pour en savoir plus (voire pour contribuer), rendez-vous sur :

Vous y trouverez une proposition nourrie par les avis de 30 participants au débat :

– 19 participants dont 3 collaborateurs d’Inter-Environnement Wallonie, deux professeurs d’université (UGent et VUB), une collaboratrice de The Shift (Belgique), le directeur du Conseil fédéral pour le développement durable (CFDD), un des co-auteurs de « Déclarons l’Etat d’Urgence écologique », deux militantes d’Extinction Rebellion, un administrateur d’Enercoop, un consultant en stratégie & management (secteur public), une militante de Youth for Climate, une administratrice de Grootouders voor het Klimaat et cinq administrateurs de Grands-Parents pour le climat.

– ainsi que 11 journalistes (dont 7 retraités, membres ou sympathisants de Grands-Parents pour le Climat Belgique).

Contacts: cordier[at]forumpourlatransition.be

1 réponse

  1. Yves Claus dit :

    Par défaut, les média, ce 4ième pouvoir se comporte comme les 2 premiers, c-à-d selon un fil clientéliste.
    On a les élus qu’on mérite. La population met au pouvoir ceux qui peuvent satisfaire leurs intérêts particuliers ou corporatistes. Les élus flattent leur clientèle électorale pour arriver au pouvoir. Pour subsister il faut se vendre.
    Les média ne font rien d’autre, à part qu’ils ne sont pas élus par suffrage mais par réussite financière. Pour subsister il faut se vendre. Chaque emploi perdu est un drame..
    RTBF: les pubs pour grosses bagnoles thermiques encadrent une émission sur le climat…..

    Comme déjà dit et redit, leur dire ce qu’ils doivent faire n’a à priori rien à voir avec leur stratégie de subsistance.
    Une manière de contourner cet obstacle pourrait être d’ordre financier. Ils acceptent sans sourciller que des entreprises leur louent des espaces publicitaires à coup de gros billets, pour des produits ou services dont les journalistes eux-même devraient rougir de honte.
    Il faudrait donc que des associations comme GPClimat y mettent un très lourd paquet pour louer leur « espace publicitaire » (le mot n’est pas approprié). Il faudrait beaucoup d’argent….

    Ce constat sent un peu le pessimisme, certes. Mais c’est pour moi le substrat réaliste sur lequel on est bien obligé de baser une stratégie de persuasion, de lobbyisme. Ca vaudrait la peine de leur demander une offre pour une page pleine et puis de leur dire: « tiens, mais finalement notre contenu relève d’un intérêt qui concerne toute l’humanité et non un produit ou service donné pour une clientèle donnée. »

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