Un Parlement Citoyen sur l’urgence écologique

OOK IN HET NEDERLANDS : https://www.hetburgerparlement.be/voorstel

Le Parlement Citoyen est une initiative d’un groupe de citoyens soutenu par une coalition d’une trentaine d’organisations et mouvements:

Greenpeace, Youth for Climate, Kaya, Oxfam, Klimaatzaak, Grandparents pour le Climat, Boerenforum, 11.11.11, Masereelfonds, Antwerpenize, Globelink vzw, Burgerlijst Antwerpen, Act4Change, AllForClimate, Oikos, Hart Boven Hard, State of the Arts, Antwerpen aan ‘t woord, Gents Milieufront, Agora, Extinction Rebellion, Furia, Rise for Climate Belgium, Pousses et vous, EcoRes, Groupe One, Grootouders voor het Klimaat, vzw Amazone, Forum pour la Transition, Les p’tites mains, Vormingplus, Émergences, Mères au front, Netwerk Bewust Verbruiken, REScoop Vlaanderen et Climate Express

Qui appelle le gouvernement fédéral à s’engager, en s’appuyant sur l’article 7bis de la Constitution belge1, à initier au cours de cette législature un Parlement Citoyen autour de l’urgence écologique.

Cet organisme:

  • traitera d’une question qui ne se limite pas au réchauffement climatique, mais portera sur la crise écologique de manière plus large et prendra ainsi en compte les neuf frontières planétaires actuellement identifiées2 ;
  • consistera en un groupe de citoyen.ne.s tiré.e.s au sort qui, tenant compte d’une série de critères démographiques, forment un échantillon représentatif de l’ensemble de la population belge ;
  • assurera, dans le but d’abaisser le seuil de participation, des garanties d’inclusion telles que des indemnités journalières, indemnités de transport, logement, garde d’enfants et autres formes de soutien pour ses membres ;
  • sera informé par un groupe d’experts et de parties prenantes dont la composition sera équilibrée et reflétera les positions actuelles de la communauté scientifique concernant la crise écologique ;
  • garantira son indépendance vis-à-vis des acteurs politiques, économiques et sociaux (y compris les organisations et les mouvements qui soutiennent cette proposition) grâce à un organigramme équilibré soumis à des mécanismes de contrôle et coordonné par une organisation professionnelle spécialisée dans les processus délibératifs ;
  • élaborera des propositions pour une politique cohérente en réponse à l’urgence écologique, au niveau fédéral, régional et communautaire ;
  • aura un impact tangible sur la politique de l’État fédéral, des Régions et des Communautés, dans la mesure où chacune de ses propositions politiques sera mise en œuvre par le(s) gouvernement(s) compétent(s) ou soumise au(x) parlement(s) compétent(s) pour un vote (chaque proposition rejetée devra être motivée par un raisonnement détaillé rendu public) ;
  • prendra en compte, à tous les moments du processus d’élaboration des politiques, des principes fondamentaux suivants : (1) la proportionnalité de la mesure par rapport aux risques traités, (2) la justice sociale, (3) l’impact global de la production et de la consommation belge, et (4) le principe de précaution.

Le Parlement Citoyen a élaboré un plan détaillé basé sur les principes de base ci-dessus. Ce document n’a pas été signé dans son intégralité par les différents groupes et organisations de la coalition de soutien, mais permet d’imaginer concrètement à quoi pourrait ressembler un Parlement citoyen autour de l’urgence écologique. Vous pouvez lire le plan ci-dessous.

Pour plus d’infos: https://www.leparlementcitoyen.be/proposition

1 “Dans l’exercice de leurs compétences respectives, l’État fédéral, les communautés et les régions poursuivent les objectifs d’un développement durable, dans ses dimensions sociale, économique et environnementale, en tenant compte de la solidarité entre les générations.”

2(1) le réchauffement climatique, (2) la perte de biodiversité, (3) le cycle de l’azote et du phosphore, (4) le trou dans la couche d’ozone, (5) l’acidification des océans, (6) la rareté de l’eau, (7) l’utilisation des sols, (8) la pollution chimique, (9) les aérosols dans l’atmosphère. (https://science.sciencemag.org/content/347/6223/1259855)

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5 réponses

  1. Dominique DENONNE dit :

    Bonjour, Il ne faut surtout pas se tromper de cible et sacrifier l’environnement au nom de la lutte contre le réchauffement climatique.
    CO2 ou équivalent CO2 ? Ce n’est pas le même combat pour lutter contre le réchauffement climatique.
    Ainsi, l’effet de serre naturel est principalement dû à H2O et CO2. Compte tenu des concentrations actuelles de ces gaz dans l’atmosphère, aux longueurs d’onde considérées, l’absorption du rayonnement est totale. Une augmentation de concentration de ces gaz ne conduit pas alors à une augmentation proportionnelle de l’absorption (la relation n’est pas linéaire). Ceci explique que le doublement du gaz carbonique de 350 ppmv (parties par million en volume) à 700 ppmv ne conduise qu’à un apport d’énergie supplémentaire de 4 W/m2 alors que l’effet actuel (qui correspond à un passage de 0 ppmv à 350 ppmv) est d’environ 50 W/m2.

    Ceci explique aussi que des constituants moins abondants comme le méthane (1,8 ppmv), l’ozone (0,04 ppmv) ou les CFC (0,003 ppmv) puissent in fine jouer un rôle relatif important dans l’effet de serre additionnel dans la mesure où leurs bandes d’absorption sont situées à des longueurs d’onde différentes de celles de H2O et CO2.

    Ainsi, à masse égale relâchée aujourd’hui dans l’atmosphère, le méthane a un pouvoir de piégeage du rayonnement 56 fois supérieur à celui du CO2, l’ozone 1 200 fois et les CFC entre 4 000 et 8 000 fois.

    Centrer la lutte contre le réchauffement climatique sur le seul CO2 est une erreur stratégique majeure !

    Source : https://planet-terre.ens-lyon.fr/article/gaz-effet-serre.xml

    • Merci pour ces infos, que j’ai soumises à un scientifique belge. En attendant sa réponse (il est occupé à organiser des examens), voici ce que j’ai trouvé au sujet de « la saturation du CO2 », propos que je tiens de : https://skepticalscience.com/docs/ScientificGuideA5_French.pdf : « Que répondre à l’argument que l’effet du CO2 est saturé ? Cela se fonde sur une notion erronée qui pense Que notre atmosphère est constituée d’une seule couche de CO2 retenant la chaleur comme un Store vénitien. En réalité notre atmosphère est constituée de plusieurs couches et chaque niveau irradie de la chaleur. Quand nous ajoutons du CO2 dans l’air, il se mélange dans l’atmosphère y compris dans les couches les plus hautes. Le supplément de CO2 dans les couches les plus hautes de la troposphère absorbe les radiations des couches inférieures. Cela indique que plus de CO2 dans l’atmosphère équivaut à plus de réchauffement climatique. »

    • A propos de la « saturation », Voici la réponse complémentaire promise. « Personne ne conteste que dans le cas du CO2 le centre de la bande d’absorption située autour de 15µ est saturé, même à des concentrations bien moins élevées qu’actuellement. Mais des travaux récents, p. ex. Zhong et Haigh (2013), ont constaté qu’à des concentrations de CO2 beaucoup plus élevées, les fréquences autour de 15µ et de 10µ commencent à s’activer davantage. La saturation n’est pas une donnée statique et il faut donc nuancer. » Source: Pascal Mailier, un scientifique de l’IRM et enseignant à l’UGent. Ceci est un très court extrait de la réponse complète, disponible sur demande par e-mail via info@forumpourlatransition.be.

  2. Dominique DENONNE dit :

    Re-bonjour,
    Si le tirage au sort se fait sur base d’une liste de volontaires, permettez-moi de me proposer sur cette liste.
    Je suis parfaitement informé des enjeux environnementaux sans appartenir à aucune chapelle ni à aucune mouvance politique, encore moins à des intérêts industriels.
    J’ai 70 ans (dans quelques jours) et suis retraité de l’enseignement. Au départ j’étais climato-sceptique mais en étudiant la question (y compris par une série de cours en sciences climatiques à l’ULB) j’ai largement pris conscience des enjeux. Je crois pouvoir donner un avis motivé sur bien des questions.

    • A propos d’une liste de volontaires. Je note votre offre, mais nous n’en sommes pas encore là. Si ce projet se réalise, seul le pouvoir politique sera en charge de la mise en œuvre.
      Ceci dit, sans rapport avec le point précédent (puisque pas d’actualité), quelle est « votre sensibilité aux dérèglements climatiques », finalement ?

      – Ici vous écrivez  » j’étais climato-sceptique », et dans notre échange sur Facebook vous avez écrit « Je suis climato-sceptique pour de très nombreuses raisons ».

      – Et par ailleurs, j’ai relevé vos propos suivants: « J’assume mon scepticisme climatique sans vergogne et je continue de croire que la problématique du CO2 n’est qu’une manipulation pour imposer une nouvelle doxa énergétique. » (Source : https://mythesmanciesetmathematiques.wordpress.com/2020/02/21/le-scandaleux-appel-a-la-rebellion-lance-par-des-scientifiques/).

      – Ainsi que : « Quand bien même il y aurait un réchauffement climatique « catastrophique » de 4° C et que le niveau des mers viendrait à monter de 3m d’ici la fin du siècle cela ne ferait pas du phénomène une catastrophe écologique. Le système terre ne ferait là qu’apporter une réponse à un stimulus thermique. A ce changement d’environnement l’humanité a les moyens de s’adapter. De même, les écosystèmes qui se déplaceraient vers les pôles. La menace sur l’environnement vient de la pollution par les plastiques, les pesticides, les médicaments, les produits chimiques, etc… que ne sont pas biodégradables naturellement. » (Source : https://mythesmanciesetmathematiques.wordpress.com/2019/11/28/urgence-climatique-le-consensus-europeen-rompu/ , un site créé par l’Association des climato-réalistes.)

      – Enfin je relève que vous êtes entre autres un fan de Claude Allègre et de son ouvrage largement critiqué « L’imposture climatique » (1) : « C’est le livre le plus accessible pour le grand public que j’ai lu jusqu’à présent. (J’ai déjà lu : L’innocence du carbone de F. Gervais, L’urgence climatique est un leurre du même F. Gervais (2), Climat 15 vérités qui dérangent d’Istvan Marko [ouvrage collectif, avec e.a. la participation de Samuel Furfari et Drieu Godefridi], Réchauffement climatique, le pavé dans la mare de J.M. Bonnamy (3) et Climat investigation (4) de Ph. Verdier). » ( Source : votre page Facebook, 26/01/2019).

      (1) Claude Allègre a reconnu que son livre contient des « inexactitudes » et des « exagérations » qu’il justifie par un « choix éditorial » et la volonté d’écrire « un livre politique avant tout ».
      Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_All%C3%A8gre

      (2) François Gervais, un autre auteur largement contesté : https://www.francesoir.fr/societe-science-tech/le-rechauffement-climatique-un-leurre-escroquerie-climatosceptique-de-francois-gervais

      (3) Jean-Marc Bonamy, ingénieur, expert climatologue pour la FAO, auteur de Réchauffement climatique : le pavé dans la mare (éd. L’Harmattan, 2018), parle à propos du réchauffement climatique d’un « débat d’opinions basé sur des interprétations contestables de corrélations statistiques hasardeuses entre des données douteuses ». Il affirme l’absence de tout effet possible de l’augmentation du taux de CO2 sur la température terrestre et dénonce les procédés utilisés par le GIEC.
      Source : https://www.wikiberal.org/wiki/Liste_de_scientifiques_sceptiques_sur_le_r%C3%A9chauffement_climatique#B

      (4) « Climat Investigation », un autre ouvrage largement critiqué : https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/10/12/climat-les-mises-en-cause-erronees-de-philippe-verdier_4787865_4355770.html

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